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Garnier en spectacle.

Garnier en spectacle

Le concours Jeunes journalistes est un volet du programme Secondaire en spectacle. Tous les élèves du Collège, dont ceux de l’option journalisme en 5e secondaire pouvaient participer au concours. Parmi les textes reçus, trois ont été envoyés au jury de la région de la Capitale Nationale.

 

Vous trouverez ci-bas, deux des textes gagnants qui font un résumé de la soirée Garnier en spectacle. Félicitations à Léonard Mercader, Christophe Bettez-Théroux et Yan Xiong! Le troisième texte, celui d’Émilie Drouin et de Gabrielle Pouliot, se retrouvera dans la prochaine édition du journal Le Garnier.

Garnier en spectacle 2015

par Léonard Mercader

Le 30 Janvier s’est déroulée, au Collège Saint-Charles-Garnier, la 11e édition de Garnier en Spectacle, où une dizaine de numéros artistiques ont été présentés par les élèves dans le but d’être sélectionnés pour la finale régionale de Secondaire en Spectacle. Cette année, nous avons eu droit à une soirée de beaucoup plus grande envergure en comparaison aux autres éditions : une salle quasiment pleine, un nombre record de jeunes impliqués et un comité qui a presque totalement repensé la présentation visuelle de l’évènement.

Le rôle de l’animation était rempli par le trio des Rois de l’humour : Paul Bergeron, Pierre-Louis Côté, Léonard Giovenazo ainsi que la fameuse Voix Off : Ludovic Nolet. Cette équipe présentait des capsules humoristiques des plus hilarantes entre les numéros.

Le premier numéro a suivi la première capsule des Rois de l’humour. Il s’agissait d’Esther Morand à la harpe et de Maud Dupond à la flûte traversière. Ce duo instrumental a interprété d’une manière très impressionnante des mélodies à en donner des frissons, en plus d’être originale. Dans la lignée des numéros originaux, nous avons eu droit au duo théâtral composé de Mishka Morin et de Sarah Mazano, et au quatuor composé d’Anne-Marie Babin, d’Anne Painchaud et des frères Hubert et Jérome Chiasson interprétant un pot-pourri tiré du film Les Choristes (qui était, avouons-le, notre numéro favori). Léo Coupal-Lafleur, véritable incarnation du hip-hop sous toutes ses formes, est également à mentionner dans les numéros dignes d’intérêt.

L’artiste invité de cette édition de Garnier en spectacle était Couturier, un jeune compositeur-interprète d’indie folk, sorti tout droit de l’émission La Voix. Il a présenté quelques titres de son nouvel album Comme un seul homme ainsi qu’une reprise du classique Mes blues passent pu dans’ portes du groupe québécois Offenbach.

Les deux gagnants de cette édition ont été Léo Coupal-Lafleur, avec son numéro de slam, de rap et de breakdance, et l’auteure-compositrice-interprète Anne Painchaud avec sa chanson «La magie, ça n’existe pas». Le prix «Coup de coeur du jury» a été remporté par Vincent Lapointe avec son Kata musical. Pour ce qui est du prix Coup de coeur du public, il sera dévoilé lors du Gala des arts et de la culture au mois de mai.

Bref, l’édition 2015 de Garnier en spectacle a été une véritable réussite, nous espérons en voir autant l’année prochaine.

L’art engagé s’invite à Garnier en spectacle

Par Christophe Bettez-Théroux et Yan Xiong

 Le 30 janvier dernier a eu lieu l’édition 2014-15 de Garnier en spectacle. Vingt-deux artistes ont défilé sur scène pour présenter au public leurs multiples talents. Trois prestations d’art engagé traitant d’environnement et d’expression ont attiré notre attention et ont inspiré cette série de textes présentant les artistes et la démarche créative derrière leur numéro.

 Je rime donc je suis, j’écris donc je vis

Léo Coupal-Lafleur, gagnant

Au moment de lui annoncer qu’il passe à la finale régionale, Éric Gagnon, membre du jury, dit de Léo Coupal-Lafleur : « Que de talent dans ce jeune homme! » Personne ne songerait à dire autrement : loin de se contenter d’un seul médium pour son numéro, Léo a écrit son texte, l’a slammé et rappé sur fond musical avant de conclure sa performance dans un numéro de danse.

S’exprimer à trois niveaux

« Je slamme depuis l’an passé et danse depuis six ans, relate Léo. Je cherchais donc une façon de toucher au slam et au break dans mon numéro. J’ai pensé à faire du rap pour pouvoir [les] attacher. La poésie et la danse se résument en une  façon de s’exprimer! »

Le thème de sa performance : l’expression. Un sujet d’actualité quand on considère les événements de Charlie Hebdo en France et l’affaire Raif Badawi en Arabie Saoudite, pour ne nommer que celles-là. Son engagement est clair dans son texte :

«  Il y a trop de monde qui pour leur voix se méritent une bombe parce qu’ils militent, Mais il y en a qui persistent et c’est inspirant, Si tu veux dire en me pointant : il se tut, Il  va falloir que tu me tues, Car chez moi l’expression règne pour les gens qui saignent… »

Vers la finale régionale, mais pas vers une carrière

Léo ne le cache pas : il avait une pression et un désir personnel de gagner cette édition de Garnier en spectacle. « Je suis fier et content de retourner à la finale régionale, dit-il, et d’avoir une deuxième main de béton dans le Collège Saint-Charles Garnier. » Rappelons que Léo avait gagné l’édition 2011-12 de Garnier en spectacle avec un numéro de danse.

Cependant, pour lui, ce spectacle ne représente pas une première étape vers une carrière artistique. « Il s’agit seulement d’une occasion de me présenter sur scène, déclare-t-il. J’aime faire de la poésie ou de la danse devant une foule. Je trouve que Garnier en spectacle est un très beau spectacle et j’avais envie d’en faire partie. Je souhaite seulement continuer à écrire et à danser par plaisir, par passion et par besoin! »

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Le sort de la planète, l’avenir de l’artiste

Anne Painchaud, gagnante

Ce qu’on retient du numéro d’Anne Painchaud, en plus de sa qualité musicale envoûtante, c’est la phrase choc qui lui sert de titre : « La magie, ça n’existe pas. » C’est à l’humanité, affirme-t-elle, de se retrousser les manches pour sauver la planète.  Sa prestation a non seulement charmé le public, mais lui a également valu de passer en finale régionale.

Vers la finale…

« J’ai essayé de choisir des mots qui vont chercher le public, explique-t-elle en entrevue. Ce sont des mots qui, je crois, parlent beaucoup et c’est ce que j’aime dans la musique. J’aime réfléchir et j’aime que les gens fassent de même. »

Cette nomination du jury pour passer en finale encourage énormément Anne à continuer. « Je sais que ma performance en a touché certains, dit-elle. Cela me prouve que je n’écris pas pour rien et que certaines personnes aiment ce que je fais, et ça, c’est mon plus beau cadeau! C’est certain que je vais continuer, que je vais donner aux gens tout ce que j’ai. »

… puis vers l’avenir

Dans la vie d’Anne, l’art joue un rôle majeur. « Depuis quelques années, je m’intéresse de plus en plus à la musique et au théâtre, raconte-t-elle. Je trouve que les arts nous permettent de voyager, de réfléchir et de se plonger dans de nouvelles aventures. J’aime monter sur la scène et transporter le public, et Garnier en spectacle est une bonne occasion pour moi de faire ce que j’aime faire. »

Elle ne le cache pas : pour elle, Garnier en spectacle représente une première étape vers une carrière artistique. « Je crois que c’est important de faire ce que l’on aime dans la vie, que ça soit du sport, de la chimie, ou encore de la littérature. Pour moi, c’est la musique et le théâtre, alors c’est certain que mon parcours ne s’arrête pas là! »

La carrière d’Anne Painchaud sera décidément à suivre au cours des prochaines années. Deviendra-t-elle la prochaine étoile montante de la chanson québécoise? Pourra-t-on, un jour, écouter ses chansons sur nos appareils électroniques ou à la radio? On le lui souhaite… et on se le souhaite aussi!

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 Recommencer pour continuer à avancer

Clara Bernardo et Isabelle Guité-Verret, notre coup de cœur

Dans leur chanson Recommencer, Clara Bernardo et Isabelle Guité-Verret ne se contentent pas d’un rythme entraînant et d’une qualité musicale exceptionnelle : elles ont également un message. L’un après l’autre, tous les torts que l’humanité a causés à la planète y passent.  « Faudrait peut-être recommencer », disent les artistes.

Recommencer, mais comment?

Mais est-ce vraiment possible de recommencer, de repartir à zéro? « On ne peut pas réparer tous les torts, admet Clara Bernardo, mais on peut sûrement s’en servir pour mieux agir pour l’avenir. Il faut poser des gestes, faire des changements dans notre façon de consommer et de se comporter et mettre en doute toutes les publicités des multinationales. Nous voulions interpeller notre public. Générer un sentiment d’urgence. »

« On voulait dénoncer, faire réagir et surtout faire réfléchir les gens », renchérit Isabelle Guité-Verret.

L’avenir

Peut-on s’attendre à voir ces deux artistes poursuivre vers une carrière musicale? Pour elles, Garnier en spectacle représente une belle expérience sur scène, mais elles ne comptent pas devenir chanteuses professionnelles. « Nous avons d’autres projets pour nos chansons, dit Isabelle Guité-Verret, on ne veut pas [les] laisser là, on veut encore [les] présenter. Et je crois que nous aimons toutes les deux beaucoup la scène et que si des opportunités s’offrent à nous de faire d’autres spectacles dans le futur, nous les ferons. Mais je ne crois pas que je deviendrai chanteuse. »

Clara Bernardo abonde dans le même sens : « Je ne crois pas faire une carrière dans le domaine musical. Il s’agit d’un domaine difficile et je doute d’avoir les capacités pour assumer tout ce que cela comporte. Garnier en spectacle est seulement pour moi une incroyable expérience et une belle opportunité de partager mon goût pour la scène devant mes amis et ma famille. »

Nous sommes en train d'effectuer des tâches de maintenance et de mises à jour du site. Cela pourrait perturber votre visite. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée.